Samedi 20 février 2010
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Constat affligeant mais bien réel, l'UMP cède de plus en plus aux voix du clientélisme politique, se basant sur une logique partisane dénuée d'intérêt général. Plusieurs cas pour illustrer cette
triste réalité.
D’abord, la sortie plus que controversée de
la ministre de l'Outre-Mer lors d’un déplacement en Guadeloupe -dont elle est originaire-. En déclarant qu’elle n’a « envie de servir qu’une population, la population
guadeloupéenne », Marie-Luce Penchard sort de son devoir de réserve en tant que ministre ‘‘des Outres Mers’’. Plus choquant encore, quand elle annonce dans son discours : « Ca me ferait mal de
voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique ». Marie-Luce Penchard avalise ainsi l’idée d’une ‘concurrence’
entre les populations ultramarines. Il est selon moi intolérable de voir un membre du gouvernement monter les français les uns contre les autres. La ministre se défend en disant que l'on sort ses
propos de son contexte, de son discours de campagne (Marie-Luce Penchard est n°2 sur la liste UMP en Guadeloupe pour les Régionales de mars 2010). Mais on a beau être en meeting électoral, un élu
ou futur élu - qui plus est ministre - ne doit pas attaquer une population à des fins électorales !
Autre campagne, autre femme de droite. Isabelle Caullery, candidate UMP dans la Cantonale partielle à La Garenne-Colombes nous propose un premier tract plus que clientéliste. Outre les
approximations et les incohérences grossières soulignées par Martine Bonnin sur son blog
Plum'Orange, on notera qu’aucun mot n’est venu défendre un projet utile à tous les altoséquanais. Le Conseil général des Hauts de Seine, vu par Isabelle Caullery, est donc
uniquement une source de financement pour les projets municipaux de La Garenne. Où est donc l'intérêt général que chaque élu doit défendre? Quelle position Isabelle Caullery défendra-t-elle tous
les jours dans le cadre de son mandat de conseillère générale des Hauts de Seine sur les projets départementaux ? Aucune réponse…
Une chose est certaine : en matière de clientélisme, Isabelle Caullery est à bonne école avec le maire de La Garenne, Philippe Juvin. Dès le début de cette campagne, le ton a été donné. La lettre
de Philippe Juvin, adressée à tous les garennois pour annoncer sa démission de son mandat de conseiller général, était avant tout un véritable appel au vote pour Isabelle Caullery, allant même
jusqu’à mettre en garde les Garennois contre « l’aventure » de l’alternance politique ! Belle preuve de démocratie monsieur le Maire…
Chaque élu devrait impérativement faire prévaloir le bon sens et l’intérêt général dans son action politique. Le clientélisme politique, marque principale du populisme, est particulièrement mal
venu pour un élu. C’est aussi, bien évidemment, une source de frustration pour les électeurs.
Par Sébastien B.
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Publié dans : La Garenne
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Jeudi 4 février 2010
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L’unité du modèle français est bien malmenée ces dernier temps. Les dérapages ou incidents verbaux (on appellera ça comme on veut !) de nos politiques font de plus en plus la Une de nos journaux
et touchent la classe politique de tous bords.
Ces déclarations politiques nous montent les uns contre les autres au travers de notre diversité ethnique, religieuse, sociale… La liste des polémiques s’allonge régulièrement et leurs échos dans
les médias le plus souvent sans de réelles condamnations de la part des états-majors politiques, remettent sérieusement en cause notre modèle républicain.
Sans faire une liste exhaustive, quelques polémiques relevées ces six derniers mois :
- Que dire de la petite phrase de Brice
Hortefeux, ministre de l’Intérieur, lors du Campus de l’UMP durant l’été 2009 sur l’origine magrébine d’un militant UMP ?
- Ne pouvait-on pas prévoir les dérapages liés au « malheureux débat sur l’Identité Nationale » dont je me suis fait écho sur ce blog
?
- Comment arrêter les Georges Frêche (PS) et Christian Vanneste (UMP) pour ne citer qu’eux, dans leurs déclarations outrancières envers une partie des français ?
- Que devons nous penser du parallèle entre les 2 nouveaux projets de loi de
Brice Hortefeux encore lui, présentés lors du 20h de TF1 du 30 janvier 2010 ; l’un pour défendre les personnes âgées (sous entendu contre les méchants Jeunes) et l’autre pour un
couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans ?
- Comment réagir aux déclarations de François Fillon et de Christine Lagarde défendant la double
indemnité d’Henri Proglio alors qu’une partie des français subissent de plein fouet la crise économique et des pertes de salaire importantes ?
Comment en sommes nous arriver là ? La réponse est sans doute compliquée mais le climat politique actuel est assez malsain et l’orientation pris par notre société fondée sur le chacun pour soi et
défendu par le gouvernement, n’est sans doute pas étranger. La Solidarité et le Savoir-vivre ensemble ne font plus parti forcement des préceptes des décisions politiques d’aujourd’hui.
On accuse aussi beaucoup la société d’ultra communication de faire naître et favoriser ce type de polémiques ; mais quand on est une personnalité publique et d’autant plus politique, on doit être
aguerri à savoir rester maître de ses propos.
Revenons aux fondements humanistes du modèle social français et voir même européen qui fait notre spécificité par rapport aux Etats-Unis notamment. Il est très choquant d’entendre des dirigeants
politiques faire ce type de déclaration !
Par Sébastien B.
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Publié dans : National
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Lundi 18 janvier 2010
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17:44

Le tribunal d'instance du Vème arrondissement a rendu son jugement : les ‘‘squatteurs’’ et militants de Jeudi Noir vont devoir quitter l'hôtel particulier qu'ils occupaient place des Vosges à
Paris depuis maintenant plus de deux mois. Le tribunal d’instance ordonne « l'expulsion au besoin avec l'aide de la force publique faute de départ volontaire » à compter de lundi prochain et le
versement à la propriétaire de « la somme de 3 400 euros mensuels à titre d'indemnité d'occupation ».
L’occupation sur la très chic place des Vosges de l’hôtel particulier où est née la marquise de Sévigné, par le collectif Jeudi Noir, remonte au 31 octobre dernier et a constitué un fabuleux coup
médiatique sur les questions du mal logement en France et en Île de France.
Jeudi Noir, dont le nom évoque le jour de sortie du célèbre hebdomadaire De Particulier à
Particulier, se bat contre le mal-logement dont est victime encore un grand nombre d’étudiants et de salariés précaires. Le collectif n’en est pas à son coup d’essai puisque avant le squat de la
place des Vosges, il s’était fait connaître en investissant fin août un immeuble au passage de la Bonne Graine, dans le XIème arrondissement et en perturbant l’intervention de Benoist
Apparu, secrétaire d'Etat chargé du Logement, .lors du salon de l’immobilier en septembre dernier à Paris.
Bien que le droit de propriété, inscrit dans la Constitution, doive absolument être garantie et défendu, ce squat illégal met en lumière les problèmes de logement que nous continuons à rencontrer
dans notre pays. La Fondation Abbé Pierre recense
actuellement en France cent mille personnes vivant dans la rue, quarante-neuf mille individus "privés de domicile personnel" et vivant en foyers, habitats de fortune, chez des tiers ou à l'hôtel,
ainsi que plus de deux millions de personnes habitant dans des logements précaires, insalubres ou surpeuplés.
La loi DALO (Droit Au Logement Opposable) mise en place par Christine Boutin en mars 2007 après la mobilisation Des Enfants de Don Quichotte sur le canal Saint Martin faisait figure de solution.
En effet, le droit au logement était dorénavant institué comme un droit élémentaire au même titre que l’éducation, la santé... Près de 3 ans après, le principe de la loi n’est pas respecté et
plus de 7000 familles désignées comme prioritaires restent en attente d’une offre de logement. Une dépêche AFP reprenant le
communiqué du Comité de suivi du DALO a souligné le 28 octobre dernier, que le Droit au Logement Opposable "n'est pas assumé partout, et notamment en Ile-de-France", et "alerte le gouvernement
sur le non-respect de la loi".
A 8 semaines des élections Régionales, ces éléments montrent bien que la question du logement doit être l’une des questions primordiales de cette campagne surtout en Île de
France, région qui connait un cruel déficit de logements. Les questions de densification, de constructions de nouveaux logements, de financement des ces logements… devront être abordées
et tranchées au cours de la campagne.
Par Sébastien BEAUVAL
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Publié dans : National
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Jeudi 14 janvier 2010
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20:39
Les politiques de quota ont toujours induit des inégalités et c’est donc pour cela que je suis contre ce principe que ce soit pour la parité hommes-femmes, pour la meilleure
représentation des ‘’minorités visibles’’, pour les personnes défavorisées ou en situation de handicap… Je tiens à rappeler que nous parlons bien d’êtres humains et non de marchandises !
Je ne dis pas qu’il faut se satisfaire du statut-quo mais les actions de corrections des inégalités doivent être mise en place en amont afin que la société toute entière les intègre. Et ainsi, la
méritocratie n’en sera que renforcée dans notre pays.
Sébastien BEAUVAL.
Communiqué de presse Jeunes Démocrates
Paris, le 7 novembre 2010
On ne corrige pas une inégalité sociale par une injustice au final
Alors que la polémique enfle à propos de l’instauration d’un éventuel quota
d’élèves boursiers au sein des grandes écoles et que les différents acteurs du monde de l’enseignement supérieur s’invectivent, les Jeunes Démocrates souhaitent affirmer avec sérénité leur
position et leurs propositions sur ce sujet.
L’objectif affiché par madame le Ministre Valérie Pécresse de 30% d’élèves boursiers dans les grandes écoles reste non-atteint dans la plupart des lieux d’enseignement supérieur.
En effet, les écoles de commerce sont les plus mauvais élèves avec seulement 10,8% d’étudiants bénéficiant d’une bourse nationale (ils sont cependant 20% à recevoir une bourse publique ou privée
dans ces institutions) mais l’université est loin d’être exemplaire puisque le taux d’élèves boursiers s’élève à 25% (et seulement 18% en master).
La question des disparités sociales dans l’enseignement supérieur ne se résume donc pas aux seules grandes écoles. Le problème est plus profond dans la société française et les solutions
à envisager doivent s’appliquer bien avant l’entrée dans la vie post-bac.
L’application d’une politique de quotas au sein des grandes écoles nous semble à la fois injuste et contreproductif. En effet, on ne corrige pas une inégalité sociale par une injustice au
concours. Cela va à l’encontre de l’idéal méritocratique défendu en France depuis l’époque des Lumières. Imposer un quota c’est imposer un recrutement particulier. C’est donc
sous-estimer certains étudiants qui pourtant ont suivi le même cursus que leurs camarades et appliquer de fait une discrimination. De plus, cette proposition institutionnaliserait une distinction
au sein des établissements et sur le marché du travail entre élèves issus du concours normal et élèves issus des quotas. A défaut de faire mieux, ce serait même faire pire que la situation
actuelle.
Pour être justes et efficaces, les solutions doivent être prises plus en amont. Premièrement, c’est l’information et l’orientation qui font défaut. Beaucoup trop
d’élèves issus de milieux modestes ne connaissent pas les parcours et les aides financières qui s’offrent à eux dans le supérieur. On observe d’ailleurs que la plupart de ces élèves
s’autocensurent quant à des études longues et coûteuses et privilégient les cursus courts et professionnalisant. Deuxièmement, davantage de places en internat doivent être
aménagées dans les zones défavorisées pour permettre aux élèves qui le souhaitent d’étudier dans les meilleures conditions et avec un encadrement pédagogique renforcé. Troisièmement,
l’enseignement des langues dans le primaire et le secondaire doit être revalorisé dans ses horaires hebdomadaires et repensé dans sa méthode d’apprentissage pour atteindre le
niveau d’exigence requis aux concours. Enfin, les concours d’entrée dans les grandes écoles doivent prendre plus en compte la personnalité des élèves et leur parcours
extrascolaire, notamment lors des épreuves orales.
Ces propositions visent à donner aux élèves modestes les mêmes chances de parvenir aux concours que les autres ainsi que les bagages scolaires et culturels suffisants pour les
réussir.
Franck FAVEUR
Président des Jeunes Démocrates
Le Bureau National des Jeunes Démocrates.
Par Sébastien BEAUVAL
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Publié dans : National
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Dimanche 10 janvier 2010
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17:05
A l'occasion de ses vœux à la presse et au monde de la Culture, Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir suivre les propositions du rapport Zelnik en créant une carte Musique pour les Jeunes.
Cette mesure est une excellente initiative!
Cette
carte permettrait aux Jeunes d'acheter de la musique sur les sites de téléchargement
légaux : ITune, FnacMusic, VirginMega... et sa valeur serait prise en charge à 50% par l'état. Son entrée en vigueur est prévue pour l'été 2010.
Cette mesure favoriserait donc l'accès à la Culture pour les Jeunes au même titre que les tarifs réduits dans les musées, les cinémas... Mais il ne faut pas se voiler la face; le but premier
affiché reste la lutte contre le piratage de la musique sur les plateformes gratuites de téléchargement : les "Emule", "Shareaza" et cie... L'idée est d'habituer les Jeunes à se rendre sur les
sites légaux et ainsi de les détourner des plateformes d'échange Peer to Peer (PtoP).
Reste encore à connaître l'ensemble des modalités de cette carte : son montant, les jeunes concernés, le financement, la distribution... mais il faut déjà saluer le fait que pour une fois on
privilégie d'autres solutions que la répression (amendes, coupures de connexion Internet...) dans la lutte contre le piratage.
Par Sébastien BEAUVAL
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Publié dans : National
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